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Principes et état des lieux du WAP (18 décembre 2002)

Présentation du WAP et de ses dérivés

Après Internet et le e-commerce, le WAP et le m-commerce (mobile commerce), encore peu présents à l’heure actuelle en France, risquent de prendre une certaine importance dans les années à venir, notamment grâce au GPRS, à l’UMTS ou encore au I-Mode. En effet, seuls 200 000 français possèdent aujourd’hui un téléphone compatible WAP, et seuls 50% d’entre eux s’en servent réellement.

Le WAP (Wireless Application Protocole ou encore protocole d’application sans fil) est un système qui permet, grâce à un simple téléphone portable, de "naviguer" sur le web et d’obtenir toutes sortes d’informations, même commerciales. Bien qu’aujourd’hui en France le WAP ne fonctionne que sur des téléphones mobiles, il peut également être utilisé sur des Palm Pilots et autres agendas électroniques.

Le principal intérêt du WAP est évidemment la facilité d’accès à Internet, quel que soit l’endroit où l’on se trouve, car cela ne nécessite ni ordinateur ni modem. Par contre le rendu est bien sûr moins agréable que sur un véritable écran d’ordinateur. Les forces et les faiblesses du WAP seront d’ailleurs abordées dans deux articles articles spécifiques.

Le WAP est un protocole au même titre que le HTTP ou le FTP par exemple, alors que le GPRS (General Packet Radio Service) est un service de transmission de données (facturé non pas au temps de connection mais au nombre de données transmises), qui va pouvoir s’accorder avec le WAP dans l’avenir avec les mobiles de troisième génération, tout comme l’UMTS qui est un autre système de transmission des données encore théoriquement plus performant.

Quant au I-Mode, déjà très populaire au Japon, il s’apparente au WAP à la différence près qu’il utilise un langage très proche du HTML (le cHTML), ce qui permet d’accéder à tous les sites web en HTML et de naviguer de manière plus confortable. Le problème est que le WAP est un protocole mondial, alors que le I-Mode, propriété de la société japonaise NTT DoCoMo, n’est disponible qu’au Japon, mais devrait être introduit en Europe à partir de Septembre 2001.

Etat des lieux chiffré

Les quelques chiffres qui suivent sont donnés à titre indicatif, pour prouver que l’engouement à l’origine déclaré pour le WAP peut parfois être modéré... En effet malgré une certaine médiatisation l’engouement reste limité. Chez Itineris par exemple au moment ou 250000 terminaux WAP était vendus, seuls 70000 était activés !

Cependant, lorsque l’on se tourne vers l’avenir, on comprend que le WAP ou tout au moins l’accès mobile a de beaux jours devant lui quand on constate qu’en France il y a quatre fois plus d’utilisateurs de téléphones mobiles que d’internautes, soit un potentiel de développement énorme. Aujourd’hui 50 millions de téléphones seraient compatibles WAP dans le monde.

Et lorsque l’on se prend à regarder les prévisions de différents cabinets pour l’avenir, on se rend compte de l’optimisme ambiant : selon IDATE, il y aura 40 millions d’utilisateurs WAP en Europe en 2002, 60 millions en 2003 et 125 millions en 2004, soit 40% de taux de pénétration !
Ces prévisions ont été cependant réalisées avant la prise de conscience générale sur les limites et contraintes (notamment ergonomiques) du wap.

Au niveau m-commerce (mobile commerce) Frost & Sullivan estime son potentiel à 65 milliards de dollars en 2005 ! Au niveau mondial, le cabinet Ovum prévoit pas moins de 322 millions de Wapnautes en 2004,et de son côté Datamonitor estime qu’en 2005, 69% des abonnements aux portables comporteront un accès WAP.

Mais à l’heure actuelle les "champions du monde" du WAP restent sans conteste les Japonais, avec 72% de connectés, contre 15% des Américains ou des Anglais par exemple, selon une étude d’Accenture. Mais selon une étude de Taylor Nelson Sofres, "seuls" 44% des Japonais seraient des Waponautes, d’où la difficulté à se rendre réellement compte de l’état du marché (à noter que le Japon constitue une exception avec le système I-Mode).